Restaurer un système de retraite plus juste — Article 2 sexies
Prise de parole en séance publique, première séance du jeudi 31 octobre 2024 : Restaurer un système de retraite plus juste › Discussion des articles › Article 2 sexies.
Le relevé d’archive
Séance publique, première séance du jeudi 31 octobre 2024, sur « Restaurer un système de retraite plus juste › Discussion des articles › Article 2 sexies ». Texte du compte rendu intégral, sans coupe ni reformulation.
Prise de parole
C’est une débâcle pour le Rassemblement national, qui est en train de se ridiculiser. Nous savions déjà que vous étiez des menteurs mais vous l’avez encore confirmé hier : alors que, dans le cadre de l’examen du PLFSS, vous auriez pu voter l’abrogation de la réforme qui a porté l’âge de la retraite à 64 ans, vous avez voté contre, avec les macronistes ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP – Exclamations sur les bancs du groupe RN.)
Nous savions déjà que vous étiez des menteurs, parce que vous avez refusé de censurer le gouvernement Barnier et, surtout, parce que vous avez voté contre la destitution d’Emmanuel Macron, qui a décidé de prendre deux ans de vie aux Français et aux Françaises. (Mêmes mouvements.)
Je veux revenir sur le contenu de cette proposition de loi. Ce que vous nous proposez, ce n’est pas l’abrogation de la réforme qui a repoussé l’âge de la retraite à 64 ans. Tout ce qu’il y a dans votre texte, c’est l’article qui vient d’être adopté, par lequel vous demandez bien gentiment au Gouvernement de faire un petit rapport sur la natalité. Voilà ce qu’il reste dans cette proposition de loi ! (Exclamations sur les bancs du groupe RN.)
Vous parlez de liberté, madame Lavalette, mais il se trouve que je reviens d’Italie, où vos alliés gouvernent, avec Meloni. Là-bas, ils n’ont pas touché à la loi sur l’avortement, mais 80 à 90 % des médecins et des soignants pratiquent l’objection de conscience, ce qui contraint les femmes à faire des centaines de kilomètres pour avorter. Il y a des anti-droits, comme vous, qui font des cimetières de fœtus, sur lesquels ils écrivent le nom des femmes qui ont avorté (Protestations sur les bancs du groupe RN) …
…ce qui est absolument illégal et indigne, car le droit à l’avortement est un droit fondamental.
Oui, c’est ce que vous faites ! Et quand on bafoue le droit fondamental qu’est l’avortement, comme le fait Meloni, que se passe-t-il ? Il y a des femmes qui meurent, comme en Pologne ; il y a des femmes victimes de violences, comme en Hongrie, où elles sont obligées d’écouter le cœur du fœtus avant d’avorter ! Et cela entraîne même une augmentation de la mortalité infantile, comme on le voit au Texas.
Au Texas, on note une augmentation de 23 % des morts de nourrissons pour maladie congénitale, et cette hausse est directement liée à l’interdiction quasi totale de l’avortement dans cet État. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)
Vous êtes, non pas des pro-vies, comme vous aimez le dire avec les anti-droits, mais les pires anti-droits de ce pays. Et nous, nous disons, comme les républicains espagnols : À bas la mort, vive la vie ! (Les membres du groupe LFI-NFP se lèvent pour applaudir.)
Compte rendu intégral de la séance sur le site de l'Assemblée nationale.