Questions au gouvernement — Situation à Gaza
Prise de parole en séance publique, première séance du mercredi 11 juin 2025 : Questions au gouvernement › Situation à Gaza.
Le relevé d’archive
Séance publique, première séance du mercredi 11 juin 2025, sur « Questions au gouvernement › Situation à Gaza ». Texte du compte rendu intégral, sans coupe ni reformulation.
Prise de parole
Monsieur le premier ministre, où êtes-vous ? Où est la France ?
Mourir de faim ou mourir d’une balle. Avez-vous vu les images insoutenables des Palestiniens abattus par l’armée israélienne alors qu’ils venaient juste chercher de l’aide alimentaire ? Où êtes-vous ? Que dites-vous ?
Combien de crimes encore allez-vous laisser commettre avant de prendre enfin des sanctions contre l’extrême droite de Netanyahou ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Édouard Bénard applaudit également.) Où êtes-vous ? Que faites-vous ?
La flottille de la liberté, elle, a vogué pour briser le blocus de l’aide humanitaire. (« Des clowns ! » et autres exclamations sur les bancs du groupe RN.) C’est la fierté de la France que l’équipage compte six de nos concitoyens, dont une représentante du peuple français. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – MM. Stéphane Peu et Alexis Corbière applaudissent également.)
Ils ont fait plus en dix jours que vous en vingt mois – comme les dockers de Marseille qui, en bloquant l’exportation d’armes vers Israël, ont fait honneur à notre pays. Gloire à la flottille de la liberté ! Gloire à Rima Hassan ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)
Gloire aux dockers de Marseille ! Gloire aux peuples du monde qui se mobilisent pour le peuple palestinien !
Monsieur le premier ministre, l’arrestation illégale, dans les eaux internationales, d’un équipage ; la détention illégale d’une eurodéputée et de trois de nos concitoyens, depuis trois jours, par un État dirigé par un homme sous mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale, sans un mot de condamnation de votre part, c’est du jamais-vu ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)
Les 45 000 mails de soutien que vous avez reçus vous dérangent plus que le blocus illégal qu’ils dénoncent. Vous manquez à tous vos devoirs, légalement, moralement, diplomatiquement. Et vous n’avez rien à dire quand une parlementaire subit le chantage insupportable la sommant de reconnaître une action illégale qu’elle n’a pas commise !
Vingt mois de génocide, mais vous tergiversez pour reconnaître l’État de Palestine. Vous refusez l’embargo sur les armes et les sanctions contre Israël.
Monsieur le premier ministre, pourquoi protégez-vous Netanyahou plutôt que nos concitoyens et qu’une représentante du peuple ? Pourquoi ne faites-vous rien pour faire respecter notre pays et le droit international ? (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent. – Applaudissements sur quelques bancs des groupes SOC, EcoS et GDR.)
Compte rendu intégral de la séance sur le site de l'Assemblée nationale.