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Mathilde Panot

Prise de parole en séance

Après l’article 1er  bis (suite)

Date de l’acte

Consulter le document officiel à l’Assemblée nationale

Prise de parole en séance publique, deuxième séance du jeudi 30 octobre 2025 : Après l’article 1er  bis (suite).

Le relevé d’archive

Séance publique, deuxième séance du jeudi 30 octobre 2025, sur « Après l’article 1er  bis (suite) ». Texte du compte rendu intégral, sans coupe ni reformulation.

Prise de parole

Je remercie M. Tanguy pour les petits mots qu’il nous envoie et dans lesquels il nous menace de pourrir notre journée de niche ! Mais passons…

Le sous-amendement no 29 souligne qu’il faut se préoccuper non seulement des végétaux traités aux pesticides, mais aussi de ceux qui ont poussé dans un sol « nettoyé » avec ces mêmes produits.

Madame Laporte, vous appartenez à un groupe d’hypocrites et de Tartuffe. Bien qu’il fasse maintenant semblant d’être opposé à l’accord avec le Mercosur, le RN a voté de nombreux accords de libre-échange au Parlement européen, comme les macronistes. Il a aussi contribué à faire adopter la loi Duplomb. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Le texte dont nous débattons ne porte que sur les produits agricoles destinés à l’alimentation et oublie de multiples professions qui connaissent pourtant les mêmes problèmes. L’information des professionnels et des consommateurs est évidemment importante, mais s’y limiter réduit la question. Si nous disons que les maladies dont nous parlons sont politiques, c’est qu’elles relèvent de notre organisation collective. Nous ne voulons pas vivre dans un monde où les gens s’empoisonnent en fonction de leur porte-monnaie, selon ce qu’ils consomment ou la manière dont ils travaillent. (Mêmes mouvements.)

Prenons l’exemple de Laure Marivain, une fleuriste qui, sans le savoir, a empoisonné sa fille pendant sa grossesse. La mort d’Emmy à l’âge de 11 ans est directement liée aux pesticides avec lesquels sa mère était en contact. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Exclamations sur les bancs du groupe RN.)

Une étude belge a montré que les fleuristes touchent plus de cent pesticides sans en avoir conscience et sans que la réglementation plafonne la quantité de résidus autorisés. Nous pourrions aussi parler de ceux qui manipulent sans protection des produits agricoles, à Rungis par exemple. Nous voulons interdire, par des clauses de sauvegarde, l’importation des produits dont l’usage est proscrit en France, alors que le texte se limite à informer de leur présence. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Compte rendu intégral de la séance sur le site de l'Assemblée nationale.