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Mathilde Panot

Prise de parole en séance

Après l’article 3 (amendements appelés par priorité – suite)

Date de l’acte

Consulter le document officiel à l’Assemblée nationale

Prise de parole en séance publique, deuxième séance du vendredi 31 octobre 2025 : Après l’article 3 (amendements appelés par priorité – suite).

Le relevé d’archive

Séance publique, deuxième séance du vendredi 31 octobre 2025, sur « Après l’article 3 (amendements appelés par priorité – suite) ». Texte du compte rendu intégral, sans coupe ni reformulation.

Prise de parole

Après le discours que vous venez de prononcer, il est clair qu’il n’y a rien à attendre de vous, monsieur le premier ministre. Vous venez d’expliquer que c’est nous qui serions en train d’abîmer la démocratie représentative, alors que c’est vous qui l’abîmez en refusant de respecter le résultat des urnes. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Vous dites que vous voulez éviter une crise politique au pays, alors même que vous êtes en train de l’enfoncer dans cette crise dont le responsable est Emmanuel Macron, qui veut continuer coûte que coûte la même politique alors qu’elle a été rejetée dans les urnes. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas applaudit également.)

Nous n’avons pas été élus pour quémander des miettes de votre programme. Nous avons été élus et nous avons gagné les élections pour rompre avec votre programme politique, mais c’est vous qui êtes en train d’appliquer votre programme, tout votre programme et rien que votre programme ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Vous avez été très clair : vous dites que vous avez abandonné le 49.3, mais vous êtes un 49.3 à vous tout seul, puisque vous refusez de nous laisser voter sur l’abrogation de la retraite à 64 ans. Vous venez de passer la journée sur ces bancs et de nouer une alliance entre la Macronie, la droite et l’extrême droite,…

…pour refuser ce que voudrait la moindre des décences – porter la participation des milliardaires à la même hauteur que celle des autres Français –, avec le refus de la taxe Zucman et le refus de l’impôt de solidarité sur la fortune.

Vous invoquez maintenant le Conseil constitutionnel, mais vous n’en faisiez pas aussi grand cas quand vous votiez avec l’extrême droite la loi « immigration », depuis retoquée, ou la loi Duplomb réautorisant l’acétamipride. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Vous dites enfin que vous abandonnez le 49.3, mais vous ne voulez jamais nous dire si vous abandonnerez le super 49.3, qui est de faire adopter par ordonnance le projet de loi initial – autrement dit, nos travaux n’auraient servi absolument à rien.

Monsieur le premier ministre, il n’y a plus rien à attendre de vous et tout le monde doit s’en rendre compte. Il ne reste que la censure et le départ du président de la République ! (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent pour applaudir.)

Compte rendu intégral de la séance sur le site de l'Assemblée nationale.