Questions au gouvernement — Intervention militaire des États-Unis au Venezuela
Prise de parole en séance publique, première séance du mardi 06 janvier 2026 : Questions au gouvernement › Intervention militaire des États-Unis au Venezuela.
Le relevé d’archive
Séance publique, première séance du mardi 06 janvier 2026, sur « Questions au gouvernement › Intervention militaire des États-Unis au Venezuela ». Texte du compte rendu intégral, sans coupe ni reformulation.
Prise de parole
Les États-Unis sont une puissance impérialiste. Ils ne connaissent que leur intérêt. Cet intérêt est hostile au droit des peuples et à la France comme puissance de paix. Donald Trump vient d’agresser le Venezuela en toute illégalité. Il s’en est vanté, comme il s’est vanté des bombardements sur des civils et de l’enlèvement du président et de son épouse. Avec Poutine et Netanyahou, il détruit le droit international. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)
Il admet qu’il agit pour le pétrole vénézuélien. Pourtant, il y a toujours des agents du service après-vente du Pentagone pour faire la propagande à sa place. Certains voudraient faire croire que les États-Unis agissent pour la liberté et la démocratie. Trump, qui opprime les femmes, les LGBT, les musulmans et les réfugiés, est repeint en héros des droits humains par des atlantistes fanatisés.
Personne n’est dupe. L’enjeu n’est pas la nature du gouvernement vénézuélien. Les changements qui doivent intervenir appartiennent au peuple et à lui seul. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Elsa Faucillon applaudit également.) L’enjeu est d’affirmer que de telles agressions, au mépris de la Charte des Nations unies, sont inacceptables. La France doit parler d’une voix forte pour s’opposer à cet impérialisme forcené, aux côtés de la Colombie, du Brésil, du Mexique ou encore de l’Espagne. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)
Emmanuel Macron nous fait honte. Ni condamnation ni mention de l’agresseur : jusqu’où le Président abaissera-t-il la France ? Pourquoi s’est-il couché devant Donald Trump en refusant de défendre le droit international ? Pourquoi défendre l’Otan au service d’un État qui nous menace et nous rançonne ?
Monsieur le premier ministre, accepter que le droit international soit à géométrie variable, c’est légitimer le règne de la violence généralisée (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP) ; c’est cautionner l’invasion de l’Ukraine et le génocide du peuple palestinien ; c’est s’incliner devant l’annexion du Groenland, annoncée par Trump, et devant ses menaces au sujet de Cuba ou de la Colombie.
La France ne sera jamais la vassale des États-Unis et de son dirigeant d’extrême droite. Monsieur le premier ministre, plutôt que la servilité devant un empire, quand allez-vous retrouver la voix d’une France non alignée, pour la paix et pour le droit international ? (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent.)
Compte rendu intégral de la séance sur le site de l'Assemblée nationale.