Déclaration du gouvernement sur la situation au Proche et Moyen-Orient — Reprise du débat
Prise de parole en séance publique, première séance du mercredi 25 mars 2026 : Déclaration du gouvernement sur la situation au Proche et Moyen-Orient › Reprise du débat.
Le relevé d’archive
Séance publique, première séance du mercredi 25 mars 2026, sur « Déclaration du gouvernement sur la situation au Proche et Moyen-Orient › Reprise du débat ». Texte du compte rendu intégral, sans coupe ni reformulation.
Prise de parole
La vie d’un Palestinien, d’un Libanais ou d’un Iranien vaut-elle moins à vos yeux que celle d’un Ukrainien ? Si vous pensez, comme nous, que toutes les vies se valent, toutes sans exception, pourquoi laissez-vous le droit international se faire enterrer à Gaza ? (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) En deux ans et demi de génocide, vous avez interdit les manifestations de soutien à la Palestine, poursuivi pour apologie du terrorisme toutes les voix s’élevant pour la paix et refusé tout embargo sur les armes.
Monsieur le ministre, à quoi bon avoir reconnu l’État de Palestine si c’est pour laisser le criminel de guerre Netanyahou massacrer le peuple palestinien ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) L’humanité s’effondre à Gaza quand les survivants du premier génocide filmé de notre histoire comptent toujours leurs morts. L’humanité s’effondre en Cisjordanie quand, en une nuit, neuf villages palestiniens ont été simultanément attaqués, pillés et incendiés par des colons israéliens. En une année, 36 000 Palestiniens ont été chassés, 1 071 ont été tués, et vous n’avez rien fait.
Paris exhorte, Paris condamne, mais Paris ne sanctionne jamais.
En ne faisant rien, vous avez cautionné la fuite en avant de Netanyahou et de Trump. Désormais, ils bombardent le peuple iranien comme le peuple libanais. Netanyahou assume vouloir annexer le Sud Liban pour en faire un nouveau Gaza.
Monsieur le ministre, vous abaissez la France lorsque vous affirmez que la stabilité au Moyen-Orient passe par la mise en œuvre du plan colonial de Trump pour Gaza. Vous abaissez la France quand, depuis la terre de l’agresseur, vous validez un plan qui prévoit de construire une Riviera et des data centers sur le cimetière des Palestiniens – un plan qui vise à discréditer définitivement l’ONU.
Cette semaine encore, un rapport de Francesca Albanese dénonce l’usage systématique de la torture à une échelle sans précédent comme punition collective contre les Palestiniens.
La vie d’un Palestinien, d’un Libanais ou d’un Iranien vaut-elle moins à vos yeux que celle d’un Ukrainien ? Si la réponse est non, alors pourquoi y a-t-il eu dix-neuf trains de sanctions contre Poutine pour ses violations du droit international en Ukraine, et toujours aucune contre Netanyahou et son gouvernement ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)
Quel niveau de crime faut-il atteindre pour que la voix de la France s’élève enfin pour dire non au génocide, non à la guerre illégale et non au suprémacisme israélo-états-unien ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP, dont certains députés se lèvent.)
Compte rendu intégral de la séance sur le site de l'Assemblée nationale.